Scripophilie
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La Scripophilie désigne la collection des titres anciens - actions et obligations - qui ne sont plus cotés en bourse, à l'exception de quelques emprunts étrangers (chinois, argentins, belges, etc.). Soit les titres ont été dématérialisés, soit les sociétés ont fait faillite. En France, la dématérialisation a eu lieu en 1984.

Afin de mieux comprendre les spécificités de cette collection, on peut distinguer parmi ces titres :

Les actions en bourse

Une action est un droit de copropriété sur une entreprise. Elle donne droit à un dividende matérialisé par le détachement d'un coupon, situé généralement au bas du titre. Le dividende variable est fonction des résultats et de la politique de distribution plus ou moins généreuse de la société. C'est pourquoi les actions sont parfois appelées valeurs à revenu variable.

  Les actions de jouissance

Certaines sociétés, surtout au XIXème siècle, lorsqu'elles étaient particulièrement à l'aise en trésorerie, remboursaient chaque année une partie du capital d'origine. Lorsque celui-ci était entièrement remboursé, le titre s'appelait "action de jouissance".

Le porteur continuait cependant normalement à percevoir des dividendes. Dans ce cas, le titre possédait souvent un cachet précisant "capital partiellement amorti de ...F".

  Les obligations

Une obligation est une créance qui donne droit à un intérêt convenu à l'avance. Sauf circonstances exceptionelles telle que la faillite de l'emprunteur, le porteur est certain de toucher un revenu fixe. C'est pourquoi les obligations sont parfois appelées "valeurs à revenu fixe".

L'emprunteur peut être une entreprise, une collectivité, ou un Etat. Dans ce dernier cas, les obligations sont parfois appelées "rentes", ou plus souvent "emprunts" ou "fonds d'état".

Une obligation peut comporter une clause d'indexation. Une obligation peut aussi être convertible ou, dans certains cas plus rares, échangeable contre des actions.

  Les parts de fondateur ou de bénéficiaires

 Les parts de fondateurs sont en voie de disparition, la loi interdisant dorénavant d'en créer. Elles donnent droit à une partie des bénéfices de la société, mais ne constituent pas un droit de propriété sur le capital, sauf éventuellement sur les bons de liquidation. Elles ne donnent aucun pouvoir de décision dans la gestion de la société.

L'existence de tels titres pose quelquefois des problèmes, qui peuvent amener la société à proposer la convertion de ceux-ci en actions. Mais alors apparaît souvent un autre obstacle : celui de l'évaluation de ce droit de propriété.

A l'origine, les parts de fondateurs ont souvent été attribuées aux premiers associés fondateurs de l'entreprise, ou dans certains cas, pour rétribuer des apports que l'on pouvait difficilement chiffrer en capital.